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> Regards Croisés avec Claudine BONI
l'oeil de la photographe M.P. NEGRE capte le geste d'un artiste au coeur de son atelier

Vous êtes peintre, critique d'art, écrivain, conférencier et grand voyageur. Vous avez été quarante quatre ans secrétaire du comité du Salon de Mai. Quelle études avez-vous suivies pour avoir su mener avec un talent incontestable toutes ces activités?

A 13 ans, sous l'occupation, j'ai fait la connaissance à Lyon du galeriste Renaud Icard, un intellectuel généreux doté d'un grand charisme, qui recevait chez lui tous les gens célèbres de Paris qui s'étaient repliés à Lyon. Il m'a permis d'assister aux réunions de ces grandes personnalités : c'est ainsi que j'ai effectué mes études littéraires, artistiques et philosophiques ! Il me faisait beaucoup travailler mes dessins; j'avais 15 ans lorsqu'il les a exposés dans sa galerie. La même année, j'écrivais mes premières critiques, et quatre ans plus tard je m'installais à Paris.

On dit que vous êtes le précuseur de la figuration libre. Qu'en pensez-vous?

Je ne peux juger, je crois que je n'étais dans aucun courant, je fais mon travail, c'est tout. J'ai quitté le monde réel en commençant à faire des personnages imaginaires que j'ai introduits dans un "taillandier-land", où ils vivent en parfaite harmonie. C'est en faisant une peinture littéraire que j'ai inventé cet univers, en mélangeant image et langage. Je suis un homme qui partage sa bonne humeur avec les plus démunis, je me suis souvent investi pour leur cause. Ce que font beaucoup d'artiste, on ne le dit pas assez.

Comment avez-vous créé ce monde merveilleux?

En même temps que je faisais de la critique d'art, j'écrivais des nouvelles que j'illustrais de multiples dessins, et j'avais fini par croire que la répétition était la forme principale de le rhétorique. Petit à petit, je me suis aperçu que la répétition ne suffisait pas et que le meilleur c'était la progression, c'est à dire l'amplification.

Vous venez d'exposer à Aix en Provence à l'Espace Sextius, les musées des beaux Arts de Kiev et d'Odessa vous rendent hommage, vous êtes donc un homme heureux!

Trés heureux! Contrairement à ce que beaucoup de gens croient, que la vieillesse c'est la tristesse, moi plus je vieillis, plus je suis heureux.
Votre rêve d'artiste?

Je pense avoir encore une dizaine d'année à vivre et je rêve de tous les tableaux que je vais faire pour finir mon oeuvre ...


Claudine BONI
Gazette de Drouot - Page 213- 15-18 avril , avril 2008

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