Yvon Taillandier Accueil
Oeuvres Biographie Ecrits Actualités Revue de presse Contact
Revue de presse
Revue de presse

>  JAK RIVAIS
Taillandier par Taillandier

Cher Yvon Taillandier,

Ton livre est une somme magnifique. Non seulement il est beau, mais il est bien p^lein et bien riche, et l'on a b eau savoir beaucoup de choses, on en apprend encore plus.
J'aime ta manière de racnonter la vie et le passé comme tu peins, au plus près possible du présent; Tu attires ton lecteur dans un labyrinthe de souvenirs, d'anecdotes, de réflexions comme des pépites; aux carrefours les pensées perdues et les illusions croisent en voletant les idées à venir. On se laisse aller, on se promène sur la "yellow drick road", peuplée de bulles de rêves et de personnonges du T-land en gestation. Etranges ruelles d'échanges pour de bien étranges chalands : des enseignes semblent indiquer la voie mais elles sont comme des girouettes facétieuses qui tournent au son de la narration.

Ton livre suit pourtant la rhétorique des "faiseurs d'images", et les personnages qui y palpitent au fil des mots, même s'ils disparaissent ou se multiplient, laissent toujours flotter derrière leur fantôme le sourire du chat du Cheschire...
Il y a une pensée critique dans le dos de ces cortèges, une volonté de cibler une vie d'une grande diversité - et d'un grand éclectisme entre les sources d'art comme si au fond, tu avais toujours hésité à choisir où t'abreuver, tout restant possible à qui garde un regard d'enfant et le droit de jouer à sembler réeL.
Comme si, limitant le nombre de couleurs et le nombre de combinaisons de formes entre les signes mathématiques des 4 opérations, tu te permettais de créer un langage, au nombre de mots limités suffisants à faire le "grand écart" dont parlait J. Cocteau.

Je lirai ton livre plus lentement et peut-être pas toujours dans le même sens, comme tu tournes toi-même dans le rectangle du tableau, mais je voulais te dire sans attendre (et pour accuser réception) que je me sens bien d'être entré depuis si longtemps dans ton univers comme ça, comme on croit se contanter de pousser une porte parce qu'il n'y avait pas de serrure, alors que ce faisant, c'est le miroir qu'on traverse.
Merci encore, je t'embrasse
Yak RIVAIS

8.X.2006


YAK RIVAIS
Editions du Cercle d'Art, 2006 , 10 octobre 2010

. . . . . . . .
bas

© Yvon Taillandier. Tous droits réservés