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> LES SINGULIERES VISIONS DE TAILLANDIER
par Gerard GAMAND, in AZART, avril mai,juin 2004

n° 9, AZART
couverture couleurs
, 8 pages, 5 photos



Il existe, près de Pigalle, un artiste unique qui vit dans un pays étrange: le TAILLANDIER-LAND... Depuis plus de vingt ans, il professe une figuration "libératrice" tout à fait originale.

L'agent Bailly n'a pas eu de chance. Voyant une pauvre femme se jeter à l'eau par désespoir, il n'écouta que son courage et plongea dans une Seine qui était déjà peu engageante. Las ! l'histoire tourna mal et les deux périrent noyés. Depuis, une rue de Pigalle porte son nom : la rue de l'agent Bailly. C'est ici que travaille YVON TAILLANDIER. vous ne pouvez pas rater son atelier dont les murs sont entièrement recouverts de ces curieuses fresques racontant une sage sans fin : l'incroyable histoire des Taillandier-Landais.
En descendant quelques marches, nous entrons dans le sein des seins. L'artiste, blouse blanche tachée de peinture, petit foulard autour du cou nous accueille aimablement. nous sommes frappés par sa voix. Un filet de voix, plutôt dans le registre de l'aigue, qui distille mezzo voce une incroyable histoire. Au mur, d'immenses toiles racontant "l'origine du sang au Taillandier Land", décrivant des "Polybrachiens renversables" ou encore montrant un "Horizontaliste volant" nous plongent immédiatement dans un univers invraisemblable. Lydia Harembourg, la critique d'Art qui en a vu d'autres, n'a pu s'empêcher d'écrire : " Qui a vu une fois une oeuvre de Taillandier ne l'oublie pas et la reconnait entre mille". L'atelier est un immense bric à brac coloré où tous les meubles sortent en droite ligne des élucubrations de l'artiste : table peinte, sièges à roulettes recouverts de personnages. Tout ici nous emmène loin de la réalité. Il faut dire que l'itinéraire de Taillandier est peu ordinaire.....

PREMIERE EXPOSITION A SEIZE ANS

Fils unique d'un père professeur d'anglais, puis comptable, et d'une mère cultivée qui récitait Musset, le jeune Yvon fut baigné dans une atmosphère studieuse. Il se souvient encore de discussions tournant autour de Shakespeare, alors qu'il n'avait que quatre ans. Garçon fragile et sensible, il eut comme parrain un architecte, prêtre laïque (!), chez qui, il allait dessiner tous les dimanches. "Je me souviens de cette grande table recouverte par une plaque de verre. J'en garde encore la fraicheur sous la main". Il fut envoyé pendant la guerre à Lyon, dans la famille de sa mère qui possèdait, entre autres, le chateau de la Sauvagère. Il logea sur l'Ile Barbe, bien connue des lyonnais. Très pieux, notre petit Yvon servait la messe avec ardeur. Une femme avait remarqué sa blondeur et sa grace angélique. Elle lui demanda de poser pour elle. "Je répondis avec aplomb que, moi aussi, je dessinais. Ce qui était faux. Il me fallut acheter un carnet à dessins et frénétiquement le couvrir des portraits de tous les membres de ma famille".Cette femme .....

(la suite... plus tard !)


, 01 avril 2004

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