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> ART ACTUEL, novembre-décembre 2008, n° 59

01 novembre 2008 - 01 novembre 2010

YVON TAILLANDIER
maison des Arts de CHATILLON, jusqu'au 9 Novembre


"Mes derniers tableaux sont essentiellement ...composés de tubes associatifs. Pour ne pas décoller de la ligne continue..."
Bienvenue au Taillandier-Land ! voici un peintre qui cherche sans fin.

ART ACTUEL : La Maison des Arts de Chatillon présente vos dessins de jeunesse. Vous avez été également exposé dès l'age de 16 ans. Vous pensiez déjà à une carrière d'artiste?
Y.TAILLANDIER : Pas vraiment. Mais on a commencé à s'int2resser très tôt à mes dessins, vers l'âge de 13 ans. A l'époque, il m'arrivait de servir la messe en tant qu'enfant de choeur et une femme, sans doute très pieuse, m'a demandé à la sortie de l'église si je pouvais poser pour elle. C'était la soeur du peintre lyonnais Jean COUTY. Elle même pratiquait le pastel. Comme j'étais mineur, j'ai demandé l'autorisation à mes parents qui, bien que ne s'intéressant pas à l'art, me l'ont accordé. Pendant qu'elle réalisait mon portrait, j'avais remarqué qu'elle utilisait de la mie de pain au lieu de gomme. Selon elle, cela laissait moins de trace lorsque vous aviez à effacer un motif. Du coup, elle m'a demandé si je m'intéressais au dessin. Je lui ai dit qu'il m'arrivait parfois d'en faire. Elle m'a répondu: "A la prochaine séance, apportez-les, je vous dirais de que j'en pense". J'avais dessiné à peu près toute la famille durant une bonne partie de mon enfance. J'eus droit à ses félicitations et à ses encouragements. Puis elle me présenta à Renaud ICARD, un grand marchand d'art qui possédait la galerie "l'art français" à Lyon. Il apprécia également mon style et décida assez rapidement de montrer mes dessins.

A.A : Pourtant, vous vous êtes tourné vers la critique d'art...
Y.T. : Non, j'ai continué à dessiner tout en poursuivant mes études, mais l'envie n'était plus aussi forte. En quittant Lyon pour Paris, j'ai arrêté suite à la publication d'un article sur l'art roman dans l'hebdomadaire Paris Arts et Lettres. Gaston DHIEL (président-fondateur du Salon de Mai) l'avait lu. Il m'a contacté pour savoir si ça m'intéressait de travailler avec lui en tant que secrétaire général sur le Salon de Mai. Je nourrissais, à vrai dire, des ambitions d'écrivain. J'ai finalement collaboré une quinzaine d'années à la revue Connaissance des Arts et un peu plus tard à la revue XX° siècle.
A.A. : N'est ce pas compliqué d'écrire une critique sur un artiste ou une exposition tout en sachant que vous n'êtes pas à l'abri des critiques de vos collègues?
Y.T. : Je faisais de mon mieux. Mon propos à Connaissance des Arts n'était pas d'être négatif à propos d'une oeuvre ou d'un artiste. Si c'était le cas, je n'en parlais pas. J'essayais d'être le plus honnête possible en parlant de la démarche artistique ou esthétique d'une oeuvre. Je me situais plus dans la position d'analyse ou d'écrivain avec un oeil de peintre que dans celle du critique d'art.
A.A. : N'y avait-il pas de votre part un peu de frustation?
Y.T. : Certainement. C'est dur de relater le travail d'un artiste en sachant que le vôtre est en sommeil. En contrepartie je parvenais à développer d'autres approches esthétiques et graphiques dans le domaine du trait et de la couleur. Mais j'ai compris qu'un jour ou l'autre, je devais me séparere de l'écriture journalistique. Je me suis donc mis à écrire des nouvelles progressives.



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Harry KAMPIANNE
ART ACTUEL

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